Entretien avec Guillaume et Stéphane MALANDRIN.
Pourquoi ce titre aussi compliqué et bizarre ?
Guillaume Malandrin : Parfois, il arrive qu’on se réveille avec une phrase qui n’a à priori pas de sens et qu’on ressasse toute la journée. Le titre pourrait être la phrase avec laquelle Eva sort de son coma. Elle ouvre les yeux et elle a cette phrase bizarre dans la tête. A priori, ça n’a pas de sens, et c’est justement cette absence de sens qui la perturbe. Elle sait qu’elle possède une clé, mais elle ne sait pas encore pour quelle porte. C’est le début de son angoisse.
Il y a quelque chose de comique dans ce titre, or votre film ne l’est pas du tout !
G. M. : Il faut que les spectateurs le sachent : Où est la main de l’homme sans tête n’est pas une comédie ! Même s’il y a des gens qui rient, spécialement ceux qui apprécient le petit théâtre de la cruauté qui passent sous le récit. Mais de prime abord, non, ce n’est pas drôle du tout, c’est même plutôt un film stressant !
Stéphane Malandrin : Le titre est une injonction, c’est à dire un ordre, l’ordre de trouver la main d’un homme sans tête. Ça ne veut rien dire, et c’est justement le problème. Car Eva est habituée à recevoir des ordres qui veulent dire des choses. Elle est championne olympique de plongeon de dix mètres. Son père passe son temps à lui donner des ordres utiles et intelligibles : des ordres qui lui permettent de se perfectionner. Là, pour la première fois de sa vie, elle reçoit un ordre absurde, un ordre qui parle d’un homme amputé et décapité !
Le film raconte l’amour « dévorant » d’un père-coach pour sa fille sportive, jusqu’à la nausée et la terreur, et sa particularité est d’être un thriller en même temps qu’un drame psychologique.
G. M. : En effet, c’est un drame familial et psychologique qui avance sous le masque du thriller. Pourquoi ? Parce que nous adoptons le point de vue de notre personnage principal, Eva, qui traverse un thriller… alors que c’est surtout un drame personnel !
Certains spectateurs pourraient trouver votre film «complexe».
S. M. : Vous connaissez l’histoire du Grand Sommeil de Hawks ? Pendant qu’il tournait, il a appelé William Faulkner qui avait écrit le scénario pour lui demander si l’un des personnages était assassiné ou s’il se suicidait. Perplexe, Faulkner a dit qu’il n’en savait rien. Il a appelé Chandler, qui était l’auteur du roman original. Il lui a demandé si le type mourait ou se suicidait. Et Chandler a répondu qu’il n’en savait rien non plus ! (rires) Autrement dit, le seul vrai narrateur d’une histoire, c’est le lecteur. C’est lui qui assemble, recoupe, associe, construit, tire des conclusions. Pour le cinéma, c’est la même chose. Il n’y a que le type qui est mort qui sait le fin mot de l’histoire… et le spectateur ! Car il est le seul en vie ! Même l’auteur est mort !
G.M. : D’habitude, dans les films, les gens qui cherchent à résoudre des énigmes ont toujours quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui leur permet de faire la synthèse, de faire le point, et de dire aux spectateurs : « voilà, à ce moment du film, on en est là, et maintenant, on va chercher dans cette direction ». C’est un code qui permet l’identification. Nous, on a une femme qui est seule, et qui est perdue. Non seulement elle n’a personne à qui parler, mais en plus elle n’ose même pas se formuler clairement les choses. Elle est perdue. Et le spectateur partage ce sentiment de perdition. Non seulement il assiste à son désarroi, mais il l’expérimente physiquement. Le personnage devient le véhicule dans lequel il est invité à voyager. C’était ça, notre pari.
S. M. : Mais il faut que les spectateurs sachent une chose : le voyage a bien une destination, une destination très précise, les choses ne sont pas compliquées par plaisir, elles le sont parce que toute vraie révélation est un processus compliqué !
G.M. : Le film fonctionne un peu comme une analyse psychanalytique. On s’en est rendu compte après-coup. A la fin, il y a une révélation. C’est un éblouissement. Elle sait. Et le spectateur sait enfin. En une seconde, une image, tout bascule. Le puzzle se construit. Tout prend sens. Elle sait ce qu’a fait son père, ce qu’elle a fait, elle ; ce que son frère aîné a fait.
D’où vous est venue l’idée du film ?
G.M. : Il n’y a pas eu « d’idée » proprement dite.
S.M. : On est contre les idées ! Comme disait Céline, « des idées, il y en a plein les dictionnaires ».
G.M. : On ne réfléchit pas en terme de « pitch » ou de « concept »… mais en terme d’envies. C’est quoi notre envie ? Notre désir ? Pourquoi est-ce qu’on devrait faire ce film ? Pourquoi pas celui-là ? Pourquoi une femme ? Cette femme ? Pourquoi elle ? On s’est comporté un peu comme des entomologistes devant des insectes. On a passé des centaines d’heures à observer notre personnage, à le faire aller dans tous les sens, pour voir comment il réagissait, ce qui lui convenait, ne lui convenait pas. Et finalement, en appréciant ses mouvements, une histoire s’est construite.
S.M. : On a inventé le personnage avant d’inventer l’histoire. Et on a inventé le titre avant d’inventer le personnage. C’était ça notre envie initiale. Ce titre.
G.M. : Stéphane avait rêvé qu’il avait perdu sa main dans l’eau et qu’il venait me demander de l’aider à la trouver, et on est parti de là. On a mis deux ans, je crois, à nous rendre compte que c’était en fait une histoire de deuil. Il y a une perte indicible. Et cette main coupée est le signal physique d’un arrachement psychologique, affectif, intime. Après, on a encore mis quelques années à bâtir l’intrigue qui est une sorte de construction architecturale baroque.
A ce propos, pourquoi la Basilique de Koekelberg ?
G.M. : Un jour, on est entré dans la Basilique de Koekelberg, sur les hauteurs de Bruxelles, et on s’est dit : « wah… on doit faire un film pour elle ». On a écrit le film pour cette basilique qui est la cinquième plus grande basilique du monde, et qui trône sur Bruxelles comme un gros gâteau de crème pâtissière verte abandonné de tous, car personne n’y va jamais et tout le monde la déteste !
S.M. : Nous, on lui voue un véritable culte ! Depuis qu’on a envie de faire Où est la main, on y va dix fois par an ! Et comme on a mis six ans à monter le film, on est devenu de véritables pèlerins!
G.M. : Elle a été presque plus importante que le rêve de Stéphane, parce que sans elle, il n’y aurait pas eu de thriller !
Comment ça ?
S.M. : Quand on la voit, on sait que ça va faire peur ! On voulait faire un film drôle, mais avec elle… c’était pas possible! Tout ce qu’on avait à faire, c’était nous inspirer de ce qu’elle raconte.
Et que raconte-t-elle ?
G.M. : La solitude, le vertige, la marque écrasante du père, la mort… Brrr… !
On sent que le clocher de Vertigo vous a marqué !
S.M. : Vertigo est le premier « film-cerveau », le film-cerveau c’est un peu notre obsession générale dès qu’on se met à réfléchir à une histoire. Vertigo c’était certainement une de nos nombreuses sources d’inspiration.
On est un peu aussi du côté de Rosemary’s Baby de Polanski ?
S.M. : Encore un film-cerveau, oui ! C’est un film qu’on a beaucoup revu à l’écriture, mais on a aussi beaucoup revu Opening Night de Cassavetes : ce sont deux films qui racontent le passage de l’autre côté du miroir d’une femme à un moment crucial de sa vie. La première parce qu’elle devient mère, la seconde parce qu’elle entre dans la vieillesse. La notre cesse d’être l’icône immortelle de son père. C’est un processus d’arrachement qui se fait dans la terreur, parce qu’au-delà de ça, il y a un monde qu’elle ne connaît pas. Que fait une championne olympique lorsqu’elle arrête, et qu’elle a commencé depuis l’âge de cinq ans avec son papa ? Comment le regarde-t-elle à ce moment-là ?
G.M. : On voulait raconter l’histoire d’une jeune femme qui se libère de l’image sublime dans laquelle son père l’a enfermée, sous la forme d’un film d’angoisse. On avait envie d’avoir peur avec elle, de perdre pied avec elle, et de se réveiller avec elle après un cauchemar qu’on aurait vécu avec elle !
On pense aussi à Lynch.
G.M. : Oui ! Aujourd’hui la référence pour la critique est Lynch. On aime rappeler qu’avant Lynch, il y a parmi les maîtres incontournables : André Delvaux, Roman Polanski, Luis Buñuel, Kubrick, etc… Tous ont creusé dans le même trou : celui de l’inconscient, de la folie… Ce sont des cinéastes qui ont choisi d’ouvrir la boîte de Pandore, et de ne pas avoir pas de pousser la narration cinématographique en dehors du réalisme. Lynch travaille avec ce qu’il appelle les « poissons des profondeurs », ceux qu’on doit aller pêcher avec une très longue ligne. Et c’est vrai qu’on aime aussi beaucoup ces poissons-là, peut-être aussi parce que nos parents sont psychanalystes et qu’ils nous ont très tôt fait apprécier les joies de l’inconscient.
Et le fantastique ?
S.M. : Le fantastique, c’est l’intrusion de l’irréel dans le quotidien. On en fait tous l’expérience dans notre vie, à un moment ou à un autre, quand on croit « voir » ou « entendre » des choses, alors que ces choses n’existent pas. Ça arrive dans des moments de fatigue intense, ou de grand stress : une porte claque et elle n’était pas ouverte ; quelqu’un marche et il n’y a personne ; quelqu’un qu’on n’a pas du tout envie de voir arrive et ce n’est pas lui ! Et tous ces événements ne surgissent pas par hasard : ils nous désignent, ils parlent de choses qui se passent dans notre cerveau, dans notre chair, peut-être inconsciemment. C’est très freudien.
Pourquoi dites-vous que la psychanalyse a un rapport avec votre film ?
S.M. : Descartes pense que l’esprit humain est centré autour de sa conscience. Freud pense que l’esprit humain n’a pas de centre, qu’il est en quelque sorte toujours décentré. Soit par ses pulsions, soit par les choses qu’ils refoulent, soit par l’exercice même de l’interdit. Où est la main de l’homme sans tête est un film sur un esprit humain qui fait l’expérience, assez violente, de son décentrage. Tout à coup, boum ! y’a de l’inconscient qui arrive. Et la vie tellement réglée, tellement organisée, tellement centrée de cette jeune femme, Eva, devient un cauchemar. Et puis c’est une relation père / fille… donc quelque part… c’est un peu oedipien… même si on a d’abord et surtout voulu faire un thriller.
Et le casting ?
G.M. : On doit dire qu’on est particulièrement fier et heureux d’avoir travaillé avec Cécile de France et Ulrich Tukur. Ils incarnent plus que leur rôle, ils incarnent la relation, l’entre-deux père / fille qui était vraiment difficile à mettre en scène, et auquel ils ont su donner corps. À chaque fois que je vois la scène où Peter / Ulrich Tukur, sur un parking d’autoroute, dit enfin la vérité à Eva / Cécile de France, j’en ai la chair de poule.
Comment avez-vous convaincu Cécile de France de faire le film ?
G.M. : Cécile de France a lu une première version en 2001. Elle a immédiatement accepté. On a mis six ans à trouver le financement, mais elle a été très fidèle et très engagée sur le projet. Le tournage s’est très bien passé avec elle, d’ailleurs vous ne l’aurez jamais vue comme ça ! Elle révèle vraiment le côté obscur de sa force. C’est un volcan noir !
Et Ulrich Tukur ?
S.M. : On adore Ulrich Tukur ! C’est notre idole ! (rires) Il est tellement drôle à vivre qu’on se désole de lui avoir offert un rôle si noir et si méchant ! On l’avait vu dans Amen de Costa-Gavras et Guillaume tenait absolument à avoir un père qui soit étranger, afin de raconter le multilinguisme de ce pays, la Belgique, et la diversité de ses langues et de ses cultures.
G.M. : En ce sens, c’est vraiment un film belge !
Entretien avec Cécile DE FRANCE
Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?
Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : « c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.
C’était donc en 2002 ?
Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.
Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà un an.
Il ne faut pas croire qu’on t’appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?», que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité. Et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.
Pourquoi “atypique” ?
C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rosemary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.
Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !
Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.
J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?
Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.
Les murs que son père a dressés ?
Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.
Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?
Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.
Comment vous êtes-vous préparée physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plate-forme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !
Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin, je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau : ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! J’ai jamais vu ça.
Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment-là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !
Le film est oppressant, mais il n’y a pas une goutte de sang. Ce n’est pas un film gore. Tout est dans la suggestion.
Il y a la scène du sac poubelle, quand même !
Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.
Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?
Ou mon chat ? (elle rit)
Ah oui, car votre chat disparaît.
Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.
C’est surréaliste !
Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film…
C’est aussi un film sur l’amour dévorant des parents.
C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un niveau.
Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?
Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans leur film précédent. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.
Ce personnage est une autre bizarrerie
du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son
histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?
J’espère que vous n’attendez pas de réponse.
Donnez-nous une piste.
Mais c’est lui la piste. C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.
Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant.
C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.
Comment s’est passé le tournage ?
On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.
Lire la suite
Fermer
Avec (par ordre d’apparition à l’écran) :
Eva
Cécile de France
Peter
Ulrich Tukur
Plongeuses
Iris Janssen
Bianca Weijne
Monique van der Hoef
Elsemiek van Engelenburg
Docteur Seghers
Harry van Rijthoven
Paul
Edouard Piessevaux
Mathias
Bouli Lanners
Anna
Tamar van den Dop
Père Alex Ruyten
Jan Hammenecker
La femme de l’expo
Géraldine Jacques
L’homme sans tête
Jacky Lambert
L’homme sans main
Joseph Mazy
Le sacristain
Eugène Vandevyver
Scénario
Guillaume et Stéphane Malandrin
Dialogues
Stéphane Malandrin
Producteurs délégués
Vincent Tavier
Guillaume Malandrin
Philippe Kauffmann
Patrick Quinet
Marc van Warmerdam
Coproductrice
Arlette Zylberberg
Producteurs exécutifs
Vincent Tavier (Belgique)
Bernard Tulp (Pays-Bas)
Serge Zeitoun (France)
Directeur de production
Ludovic Douillet
Secrétaire de production
Hélène Lambotte
Assistants de production
Ludovic Delbecq
Adriana Piasek-Wanski
Clarence Lanoë-Duchaud
Émilie Renault
Frédérique Larmagnac (RTBF)
Administrateurs de production
Rachida El Habsaoui (Belgique)
Christan Muiser (Pays-Bas)
Elsa Pardo (France)
Attachées de presse
Marie-France Dupagne
Catherine Poels (RTBF)
Réalisation
Guillaume Malandrin
1er assistant réalisateur
Bob Vanwayenbergh
2ème assistante réalisateur
Alexandra Gayzal
3ème assistant réalisateur
Arjan Koekoek
Scripte
Véronique Heuchenne
Casting Belgique
Eve Martin, Ministar, New Models Agency
Casting Pays-Bas
Kemna Casting, Janusz Gosschalk
Chef de file Pays-Bas
CFTV Casting, Janek Boerland
Coach Cécile de France
Gaëlle Cohen
Coach Ulrich Tukur
Zazie de Paris
Musique originale
Jeff Mercelis
Cordes
Bernard Plouvier
Synthétiseurs
Greg Rémy
Vibraphones
Eric Tatepokembo
Mixage
Franco Piscopo chez Alea Jacta
Musique du générique fin
Jeff Mercelis
Album
Western Union
Titre
High
Production
Frio Internal
Distribution
Bang !
Chef opérateur
Nicolas Guicheteau
1er assistant caméra
Benjamin Hautenauve
2ème assistant caméra
Joachim Philippe
Vidéo assist
Adriana Piasek-Wanski
Photographe de plateau
Luca Etter
Photographes additionnels
Christelle Mahy
Alain Mouffe
Storyboard
Yves Capelle
Ingénieur du son
Pascal Jasmes
Perchman
Frank Struys
Régisseur général
Olivier Guedj
Régisseur adjoint
Louis Lechevalier
Régisseurs
Eva Kuperman
Arnaud Libert
Renfort régie
Philippe Bonsang
Cantine
David Lebouille, Marie-Cerise
Chefs décorateurs
Manu Demeulemeester (Belgique)
Eric Bernhard (Pays-Bas)
Assistante déco
Isabelle Girard
Stagiaire déco
Alina Santos
Renforts déco
Joris Smit
Hidde Bosscha
Marjolein Lambert
Ensemblier
François Nielsen
Accessoiriste
François Lefebvre
Constructrice
Jody Braibant
Peintre
Maud Gerard
Rippers
Dalibor Brnic
Moustafa Mounir
Création des sculptures
Daniel Daniel
Construction des automates
Ben Tesseur
Steven De Beul
Pierre Wilock
Chef costumière
Isabelle Lhoas
Assistants costumes
Frédéric Denis
Habilleuses
Britt Ange
Laurence Hermant
Chefs maquilleuses
Marleen Holthuis
Marly van de Wardt
Maquillage SFX
Marly van de Wardt
Renforts maquillage
Jill Wertz
Cecilia Kühne
Judith Looien
Chef machino
Nicolas Boucart
Machino
Hatuey Suarez-Piedra
Stagiaire machino
Renaud Charlier
Chef éléctro
René Haan
Éléctro
Gunther Schockaert
Stagiaire éléctro
François Andreoletti
Renforts éléctros
Kim van Honschooten
Dave van Honschooten
Xavier Nolens
CASCADES
Coordinatrice des cascades
Gaëlle Cohen
Doublure plongeon Eva
Odile Arboles-Souchon
Doublures cascades Eva
Gaëlle Cohen
Adriana Piasek-Wanski
Doublure Peter
Marc Schotten
Cascadeuse plongeoir Eva
Catherine Robert
Cascadeur voiture
Sébastien Seveau
Coach plongée sous-marine
Jean-Marc Bellu
POST-PRODUCTION
Monteuse image
Anne-Laure Guégan
Assistantes monteuse image
Ivanne De Cannart
Aurélie Nols
Monteur son
Marc Bastien
Bruitage
Philippe Van Leer
Enregistrement bruitage
Benoît Biral
Détection post-synchro
Jo Masset
Enregistrement post-synchro
Franco Piscopo
Perchmans post-synchro
Sabrina Calmels & Fabrice Osinski
Mixage
Franco Piscopo
Benoît Biral
Assistance technique
Kriku & François
Etalonnage
Paulo d.V. Fonseca
Génériques
Monsieur & Madame Manu Talbot
Coordinatrice de Post-production
Adriana Piasek-Wanski
EFFETS SPECIAUX NUMERIQUE
Superviseur des effets spéciaux
Marc Umé
Superviseur de l'animation
Serge Umé
Animation et effets
Iwan Peter Scheer
Infographie 3D - Compositing
Eric Dupont
Assistants
Céline Legrand
Vincent Adam
REMERCIEMENTS
Suzanne Wauters, Delphine Clairet, Robert et Nicole Wauquaire, Het Sloterparkbad /Optisport Amsterdam B.V., Hôpital d’Ottignies, Centre sportif Cardinal Mercier de Braine-L’Alleud, Commune de Pont à Celles, Service de la Culture de la Commune de St Gilles, Monsieur et Madame Denuit, la Province du Hainaut (BATCH) et en particulier Monsieur Marc Bossaerts, la société Europcar et en particulier Monsieur Yves Fenix, Mme Viviane Desmet et le Musée de Zoologie et d’Anthropologie de l’ULB, Mr Bodson et l’Académie Royale des Beaux-Arts de la Ville de Bruxelles, Christian Marti, Sandrine Collard, Christine Decelle, Daniel Denis, Elisabeth Tanner - Artmédia (agent Cécile de France), Erna Baumbauer (agent Ulrich Tukur), Chantal Beinex, Famille Piessevaux, Mariu Malandrin, Christelle Mahy, Renaud Davy, Docteur Zygas, Sue Evans, Valentina, Jani Thiltgès - Samsa Film, Jean-Luc Ormières et Isabelle Filleul de Brohy - OF2B, Monique McCaroll, Lionel Lê, Louis Héliot, Kit L.M Carson et Cynthia Hargrave, Thierry Dubois, Caroline Got, André Logie, Nathalie Lafontaine, Taxshelter.be - Hubert Gendebien, Fred Meert, Stéphane Vuillet.
Jean Michel Bastoul de la société AKHOA pour toutes les tenues de sport d'eau ARENA lors de la compétition, Véronique Hubert pour NIKE, spécialement pour Cécile de France, Never on Wednesday Communications (Benetton, Scapa of Scotland, Sisley).
Un remerciement special à Alea Jacta Postproduction.
Nous remercions pour leur soutien les sociétés:
Groupe Linçé
Magasin Duck
Pierre Dispa
Proximus
Modal Installation
Proximédia Belgium
EGC Vandekerckhove
Computerland
FOURNISSEURS
Éclairage, caméra & camions : B & L Lighting - Eyelight
Machinerie : Key Grip Systems
Matériel son : Daisybelle
Développement & télécinéma : Studio l’Équipe
Effets numériques : Digital Graphics
Laboratoire: Cineco / Haghefilm - Coordinateurs : Maarten de Graaf & Gerard de Haan
Post-synchro & bruitage : Dame Blanche
Mixage son : Poly Son
Équipement plongée : Tulp Fiction
Construction des automates : Beast Animation
Régie : Régie Albert
Location voitures : Europcar
Assurances : BCOH - Olivier Héger via www.circlesgroup.com
Banques : Dexia, OBC, Cofiloisirs
Secrétariat social : Groupe S
Pellicule : Fuji
Son : DTS
« Où est la main de l’homme sans tête » has been presented at the CineMart of the International Film Festival Rotterdam and the Berlinale Express
Avec la participation des ateliers d’écriture éQuinoxe-Beychevelles 2001
Avec le soutien de la Fondation Beaumarchais
Une production
La Parti Production, Liaison Cinématographique et Graniet Film
Coproduit par la RTBF (Télévision belge)
Avec l'aide du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique et des Télédistributeurs wallons
du Programme Media Développement de la communauté européenne
du Nederlands Fonds voor de Film
du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral de Belgique
et avec la participation de la Région Wallonne / Wallimage
Avec la participation de TPS STAR
En association avec
COFINOVA 3
COFICUP- un fonds BACKUP FILMS
Et le soutien d’Inver Invest
Ringtone Proximus ‘Struggle for pleasure’ by Wim Mertens © Usura With the courtesy of Usura music.
Ventes internationales: Wild Bunch
OÙ EST LA MAIN DE L’HOMME SANS TÊTE
Un film de Guillaume et Stéphane Malandrin
©2007 - LA PARTI PRODUCTION - LIAISON CINEMATOGRAPHIQUE - GRANIET FILM - RTBF (Télévision belge)
Visa d’exploitation n°116.200 - Dépôt légal 2007
Lire la suite
Fermer