Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin.
Avec Cécile de France, Ulrich Tukur, Bouli Lanners, Jacky Lambert.

Où est la main de l’homme sans tête

Long-métrage de fiction - Couleur – 35 mm - 2007 - 100'

Synopsis

Eva, une jeune femme de vingt-cinq ans, est plongeuse olympique : une championne. Son père, Peter, est son entraîneur. Lors d’une compétition, Eva grimpe jusqu’à la plate-forme des dix mètres. Elle s’élance quand soudain elle aperçoit une ombre dans le bassin. Terrifiée par cette vision, Eva perd brusquement l’équilibre, son crâne heurte le plongeoir et c’est la chute. Le trou noir. Quand Eva reprend connaissance, c’est à l’hôpital. Naturellement, son père est à son chevet. Pour lui, l’accident est déjà du passé : les Jeux Olympiques approchent, il ne faut surtout pas rater les éliminatoires. Mais Eva ne l’entend pas ainsi. L’accident l’a changée ainsi que son existence. Durant son coma, son frère a disparu. Aussi décide-t-elle de forcer sa mémoire à se souvenir, à briser ce mur de silence qu’a dressé son père tout autour d’elle. Eva en sortira bouleversée. Sa famille aussi, et rien ne sera jamais plus comme avant.
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Interview


Entretien avec Guillaume et Stéphane MALANDRIN.

Pourquoi ce titre aussi compliqué et bizarre ?
Guillaume Malandrin : Parfois, il arrive qu’on se réveille avec une phrase qui n’a à priori pas de sens et qu’on ressasse toute la journée. Le titre pourrait être la phrase avec laquelle Eva sort de son coma. Elle ouvre les yeux et elle a cette phrase bizarre dans la tête. A priori, ça n’a pas de sens, et c’est justement cette absence de sens qui la perturbe. Elle sait qu’elle possède une clé, mais elle ne sait pas encore pour quelle porte. C’est le début de son angoisse.

Il y a quelque chose de comique dans ce titre, or votre film ne l’est pas du tout !
G. M. : Il faut que les spectateurs le sachent : Où est la main de l’homme sans tête n’est pas une comédie ! Même s’il y a des gens qui rient, spécialement ceux qui apprécient le petit théâtre de la cruauté qui passent sous le récit. Mais de prime abord, non, ce n’est pas drôle du tout, c’est même plutôt un film stressant !
Stéphane Malandrin : Le titre est une injonction, c’est à dire un ordre, l’ordre de trouver la main d’un homme sans tête. Ça ne veut rien dire, et c’est justement le problème. Car Eva est habituée à recevoir des ordres qui veulent dire des choses. Elle est championne olympique de plongeon de dix mètres. Son père passe son temps à lui donner des ordres utiles et intelligibles : des ordres qui lui permettent de se perfectionner. Là, pour la première fois de sa vie, elle reçoit un ordre absurde, un ordre qui parle d’un homme amputé et décapité !

Le film raconte l’amour « dévorant » d’un père-coach pour sa fille sportive, jusqu’à la nausée et la terreur, et sa particularité est d’être un thriller en même temps qu’un drame psychologique.
G. M. : En effet, c’est un drame familial et psychologique qui avance sous le masque du thriller. Pourquoi ? Parce que nous adoptons le point de vue de notre personnage principal, Eva, qui traverse un thriller… alors que c’est surtout un drame personnel !

Certains spectateurs pourraient trouver votre film «complexe».
S. M. : Vous connaissez l’histoire du Grand Sommeil de Hawks ? Pendant qu’il tournait, il a appelé William Faulkner qui avait écrit le scénario pour lui demander si l’un des personnages était assassiné ou s’il se suicidait. Perplexe, Faulkner a dit qu’il n’en savait rien. Il a appelé Chandler, qui était l’auteur du roman original. Il lui a demandé si le type mourait ou se suicidait. Et Chandler a répondu qu’il n’en savait rien non plus ! (rires) Autrement dit, le seul vrai narrateur d’une histoire, c’est le lecteur. C’est lui qui assemble, recoupe, associe, construit, tire des conclusions. Pour le cinéma, c’est la même chose. Il n’y a que le type qui est mort qui sait le fin mot de l’histoire… et le spectateur ! Car il est le seul en vie ! Même l’auteur est mort !

G.M. : D’habitude, dans les films, les gens qui cherchent à résoudre des énigmes ont toujours quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui leur permet de faire la synthèse, de faire le point, et de dire aux spectateurs : « voilà, à ce moment du film, on en est là, et maintenant, on va chercher dans cette direction ». C’est un code qui permet l’identification. Nous, on a une femme qui est seule, et qui est perdue. Non seulement elle n’a personne à qui parler, mais en plus elle n’ose même pas se formuler clairement les choses. Elle est perdue. Et le spectateur partage ce sentiment de perdition. Non seulement il assiste à son désarroi, mais il l’expérimente physiquement. Le personnage devient le véhicule dans lequel il est invité à voyager. C’était ça, notre pari.

S. M. : Mais il faut que les spectateurs sachent une chose : le voyage a bien une destination, une destination très précise, les choses ne sont pas compliquées par plaisir, elles le sont parce que toute vraie révélation est un processus compliqué !

G.M. : Le film fonctionne un peu comme une analyse psychanalytique. On s’en est rendu compte après-coup. A la fin, il y a une révélation. C’est un éblouissement. Elle sait. Et le spectateur sait enfin. En une seconde, une image, tout bascule. Le puzzle se construit. Tout prend sens. Elle sait ce qu’a fait son père, ce qu’elle a fait, elle ; ce que son frère aîné a fait.

D’où vous est venue l’idée du film ?
G.M. : Il n’y a pas eu « d’idée » proprement dite.
S.M. : On est contre les idées ! Comme disait Céline, « des idées, il y en a plein les dictionnaires ».
G.M. : On ne réfléchit pas en terme de « pitch » ou de « concept »… mais en terme d’envies. C’est quoi notre envie ? Notre désir ? Pourquoi est-ce qu’on devrait faire ce film ? Pourquoi pas celui-là ? Pourquoi une femme ? Cette femme ? Pourquoi elle ? On s’est comporté un peu comme des entomologistes devant des insectes. On a passé des centaines d’heures à observer notre personnage, à le faire aller dans tous les sens, pour voir comment il réagissait, ce qui lui convenait, ne lui convenait pas. Et finalement, en appréciant ses mouvements, une histoire s’est construite.
S.M. : On a inventé le personnage avant d’inventer l’histoire. Et on a inventé le titre avant d’inventer le personnage. C’était ça notre envie initiale. Ce titre.
G.M. : Stéphane avait rêvé qu’il avait perdu sa main dans l’eau et qu’il venait me demander de l’aider à la trouver, et on est parti de là. On a mis deux ans, je crois, à nous rendre compte que c’était en fait une histoire de deuil. Il y a une perte indicible. Et cette main coupée est le signal physique d’un arrachement psychologique, affectif, intime. Après, on a encore mis quelques années à bâtir l’intrigue qui est une sorte de construction architecturale baroque.

A ce propos, pourquoi la Basilique de Koekelberg ?
G.M. : Un jour, on est entré dans la Basilique de Koekelberg, sur les hauteurs de Bruxelles, et on s’est dit : « wah… on doit faire un film pour elle ». On a écrit le film pour cette basilique qui est la cinquième plus grande basilique du monde, et qui trône sur Bruxelles comme un gros gâteau de crème pâtissière verte abandonné de tous, car personne n’y va jamais et tout le monde la déteste !
S.M. : Nous, on lui voue un véritable culte ! Depuis qu’on a envie de faire Où est la main, on y va dix fois par an ! Et comme on a mis six ans à monter le film, on est devenu de véritables pèlerins!
G.M. : Elle a été presque plus importante que le rêve de Stéphane, parce que sans elle, il n’y aurait pas eu de thriller !

Comment ça ?
S.M. : Quand on la voit, on sait que ça va faire peur ! On voulait faire un film drôle, mais avec elle… c’était pas possible! Tout ce qu’on avait à faire, c’était nous inspirer de ce qu’elle raconte.

Et que raconte-t-elle ?
G.M. : La solitude, le vertige, la marque écrasante du père, la mort… Brrr… !

On sent que le clocher de Vertigo vous a marqué !
S.M. : Vertigo est le premier « film-cerveau », le film-cerveau c’est un peu notre obsession générale dès qu’on se met à réfléchir à une histoire. Vertigo c’était certainement une de nos nombreuses sources d’inspiration.

On est un peu aussi du côté de Rosemary’s Baby de Polanski ?
S.M. : Encore un film-cerveau, oui ! C’est un film qu’on a beaucoup revu à l’écriture, mais on a aussi beaucoup revu Opening Night de Cassavetes : ce sont deux films qui racontent le passage de l’autre côté du miroir d’une femme à un moment crucial de sa vie. La première parce qu’elle devient mère, la seconde parce qu’elle entre dans la vieillesse. La notre cesse d’être l’icône immortelle de son père. C’est un processus d’arrachement qui se fait dans la terreur, parce qu’au-delà de ça, il y a un monde qu’elle ne connaît pas. Que fait une championne olympique lorsqu’elle arrête, et qu’elle a commencé depuis l’âge de cinq ans avec son papa ? Comment le regarde-t-elle à ce moment-là ?
G.M. : On voulait raconter l’histoire d’une jeune femme qui se libère de l’image sublime dans laquelle son père l’a enfermée, sous la forme d’un film d’angoisse. On avait envie d’avoir peur avec elle, de perdre pied avec elle, et de se réveiller avec elle après un cauchemar qu’on aurait vécu avec elle !

On pense aussi à Lynch.
G.M. : Oui ! Aujourd’hui la référence pour la critique est Lynch. On aime rappeler qu’avant Lynch, il y a parmi les maîtres incontournables : André Delvaux, Roman Polanski, Luis Buñuel, Kubrick, etc… Tous ont creusé dans le même trou : celui de l’inconscient, de la folie… Ce sont des cinéastes qui ont choisi d’ouvrir la boîte de Pandore, et de ne pas avoir pas de pousser la narration cinématographique en dehors du réalisme. Lynch travaille avec ce qu’il appelle les « poissons des profondeurs », ceux qu’on doit aller pêcher avec une très longue ligne. Et c’est vrai qu’on aime aussi beaucoup ces poissons-là, peut-être aussi parce que nos parents sont psychanalystes et qu’ils nous ont très tôt fait apprécier les joies de l’inconscient.

Et le fantastique ?
S.M. : Le fantastique, c’est l’intrusion de l’irréel dans le quotidien. On en fait tous l’expérience dans notre vie, à un moment ou à un autre, quand on croit « voir » ou « entendre » des choses, alors que ces choses n’existent pas. Ça arrive dans des moments de fatigue intense, ou de grand stress : une porte claque et elle n’était pas ouverte ; quelqu’un marche et il n’y a personne ; quelqu’un qu’on n’a pas du tout envie de voir arrive et ce n’est pas lui ! Et tous ces événements ne surgissent pas par hasard : ils nous désignent, ils parlent de choses qui se passent dans notre cerveau, dans notre chair, peut-être inconsciemment. C’est très freudien.

Pourquoi dites-vous que la psychanalyse a un rapport avec votre film ?
S.M. : Descartes pense que l’esprit humain est centré autour de sa conscience. Freud pense que l’esprit humain n’a pas de centre, qu’il est en quelque sorte toujours décentré. Soit par ses pulsions, soit par les choses qu’ils refoulent, soit par l’exercice même de l’interdit. Où est la main de l’homme sans tête est un film sur un esprit humain qui fait l’expérience, assez violente, de son décentrage. Tout à coup, boum ! y’a de l’inconscient qui arrive. Et la vie tellement réglée, tellement organisée, tellement centrée de cette jeune femme, Eva, devient un cauchemar. Et puis c’est une relation père / fille… donc quelque part… c’est un peu oedipien… même si on a d’abord et surtout voulu faire un thriller.

Et le casting ?
G.M. : On doit dire qu’on est particulièrement fier et heureux d’avoir travaillé avec Cécile de France et Ulrich Tukur. Ils incarnent plus que leur rôle, ils incarnent la relation, l’entre-deux père / fille qui était vraiment difficile à mettre en scène, et auquel ils ont su donner corps. À chaque fois que je vois la scène où Peter / Ulrich Tukur, sur un parking d’autoroute, dit enfin la vérité à Eva / Cécile de France, j’en ai la chair de poule.

Comment avez-vous convaincu Cécile de France de faire le film ?
G.M. : Cécile de France a lu une première version en 2001. Elle a immédiatement accepté. On a mis six ans à trouver le financement, mais elle a été très fidèle et très engagée sur le projet. Le tournage s’est très bien passé avec elle, d’ailleurs vous ne l’aurez jamais vue comme ça ! Elle révèle vraiment le côté obscur de sa force. C’est un volcan noir !

Et Ulrich Tukur ?
S.M. : On adore Ulrich Tukur ! C’est notre idole ! (rires) Il est tellement drôle à vivre qu’on se désole de lui avoir offert un rôle si noir et si méchant ! On l’avait vu dans Amen de Costa-Gavras et Guillaume tenait absolument à avoir un père qui soit étranger, afin de raconter le multilinguisme de ce pays, la Belgique, et la diversité de ses langues et de ses cultures.
G.M. : En ce sens, c’est vraiment un film belge !

Entretien avec Cécile DE FRANCE

Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?
Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : « c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.

C’était donc en 2002 ?
Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.

Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà un an.
Il ne faut pas croire qu’on t’appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?», que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité. Et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.

Pourquoi “atypique” ?
C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rosemary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.

Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !
Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.

J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?
Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.

Les murs que son père a dressés ?
Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.

Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?
Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.

Comment vous êtes-vous préparée physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plate-forme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !
Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin, je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau : ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! J’ai jamais vu ça.

Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment-là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !
Le film est oppressant, mais il n’y a pas une goutte de sang. Ce n’est pas un film gore. Tout est dans la suggestion.

Il y a la scène du sac poubelle, quand même !
Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.

Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?
Ou mon chat ? (elle rit)

Ah oui, car votre chat disparaît.
Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.

C’est surréaliste !
Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film…

C’est aussi un film sur l’amour dévorant des parents.
C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un niveau.

Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?
Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans leur film précédent. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.

Ce personnage est une autre bizarrerie du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?
J’espère que vous n’attendez pas de réponse.

Donnez-nous une piste.
Mais c’est lui la piste. C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.

Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant.
C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.

Comment s’est passé le tournage ?
On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.
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Générique

Avec (par ordre d’apparition à l’écran) :

Eva                      
Cécile de France

Peter                   
Ulrich Tukur

Plongeuses              
Iris Janssen                  
Bianca Weijne
Monique van der Hoef
 Elsemiek van Engelenburg

Docteur Seghers               
Harry van Rijthoven

Paul                  
Edouard Piessevaux

Mathias                  
Bouli Lanners

Anna                   
Tamar van den Dop

Père Alex Ruyten           
Jan Hammenecker

La femme de l’expo           
Géraldine Jacques

L’homme sans tête           
Jacky Lambert

L’homme sans main           
Joseph Mazy

Le sacristain              
Eugène Vandevyver


Scénario                
Guillaume et Stéphane Malandrin

Dialogues               
Stéphane Malandrin

 Producteurs délégués           
Vincent Tavier
Guillaume Malandrin
Philippe Kauffmann
Patrick Quinet    
Marc van Warmerdam

Coproductrice               
Arlette Zylberberg         
               
Producteurs exécutifs           
Vincent Tavier (Belgique)
Bernard Tulp (Pays-Bas)
Serge Zeitoun (France)

Directeur de production            
Ludovic Douillet    

Secrétaire de production          
Hélène Lambotte

Assistants de production           
Ludovic Delbecq
Adriana Piasek-Wanski              
Clarence Lanoë-Duchaud
Émilie Renault
Frédérique Larmagnac (RTBF)

Administrateurs de production   
Rachida El Habsaoui (Belgique)
Christan Muiser (Pays-Bas)
Elsa Pardo (France)

Attachées de presse   
Marie-France Dupagne
Catherine Poels (RTBF)

Réalisation               
Guillaume Malandrin

1er assistant réalisateur           
Bob Vanwayenbergh

2ème assistante réalisateur           
Alexandra Gayzal

3ème assistant réalisateur           
Arjan Koekoek

Scripte                  
Véronique Heuchenne

Casting Belgique               
Eve Martin, Ministar, New Models Agency

Casting Pays-Bas               
Kemna Casting, Janusz Gosschalk

Chef de file Pays-Bas           
CFTV Casting, Janek Boerland

Coach Cécile de France           
Gaëlle Cohen

Coach Ulrich Tukur           
Zazie de Paris

Musique originale           
Jeff  Mercelis

Cordes                    
Bernard Plouvier

Synthétiseurs                
Greg Rémy

Vibraphones                 
Eric Tatepokembo

Mixage                    
Franco Piscopo chez Alea Jacta
 

Musique du générique fin           
Jeff Mercelis

Album                   
Western Union

Titre                   
High

Production               
Frio Internal

Distribution               
Bang !                  


Chef opérateur               
Nicolas Guicheteau

1er assistant caméra           
Benjamin Hautenauve

2ème assistant caméra           
Joachim Philippe

Vidéo assist               
Adriana Piasek-Wanski

Photographe de plateau           
Luca Etter

Photographes additionnels           
Christelle Mahy
Alain Mouffe

Storyboard               
Yves Capelle


Ingénieur du son               
Pascal Jasmes

Perchman               
Frank Struys


Régisseur général           
Olivier Guedj

Régisseur adjoint               
Louis Lechevalier

Régisseurs               
Eva Kuperman
Arnaud Libert

Renfort régie               
Philippe Bonsang

Cantine                   
David Lebouille, Marie-Cerise

               
Chefs décorateurs           
Manu Demeulemeester (Belgique)
Eric Bernhard (Pays-Bas)

Assistante déco               
Isabelle Girard

Stagiaire déco               
Alina Santos

Renforts déco               
Joris Smit
Hidde Bosscha
Marjolein Lambert

Ensemblier               
François Nielsen

Accessoiriste
François Lefebvre

Constructrice               
Jody Braibant

Peintre                   
Maud Gerard

Rippers                   
Dalibor Brnic
Moustafa Mounir
   
Création des sculptures           
Daniel Daniel

Construction des automates       
Ben Tesseur
Steven De Beul
Pierre Wilock

               
Chef costumière               
Isabelle Lhoas

Assistants costumes           
Frédéric Denis

Habilleuses
Britt Ange
Laurence Hermant
   
       
Chefs maquilleuses           
Marleen Holthuis
Marly van de Wardt

Maquillage SFX               
Marly van de Wardt
 
Renforts maquillage           
Jill Wertz
Cecilia Kühne
Judith Looien


Chef machino               
Nicolas Boucart

Machino               
Hatuey Suarez-Piedra

Stagiaire machino           
Renaud Charlier   


Chef éléctro               
René Haan

Éléctro                   
Gunther Schockaert

Stagiaire éléctro              
François Andreoletti

Renforts éléctros               
Kim van Honschooten
Dave van Honschooten
Xavier Nolens


CASCADES
Coordinatrice des cascades       
Gaëlle Cohen

Doublure plongeon Eva           
Odile Arboles-Souchon

Doublures cascades Eva           
Gaëlle Cohen
Adriana Piasek-Wanski

Doublure Peter               
Marc Schotten

Cascadeuse plongeoir Eva           
Catherine Robert

Cascadeur voiture           
Sébastien Seveau

Coach plongée sous-marine      
 Jean-Marc Bellu


POST-PRODUCTION
Monteuse image               
Anne-Laure Guégan

Assistantes monteuse  image       
Ivanne De Cannart
Aurélie Nols

Monteur son               
Marc Bastien

Bruitage                   
Philippe Van Leer

Enregistrement bruitage           
Benoît Biral

Détection post-synchro           
Jo Masset

Enregistrement post-synchro       
Franco Piscopo

Perchmans post-synchro           
Sabrina Calmels & Fabrice Osinski

Mixage                  
Franco Piscopo
Benoît Biral

Assistance technique          
Kriku & François

Etalonnage               
Paulo d.V. Fonseca

Génériques               
Monsieur & Madame Manu Talbot

Coordinatrice de Post-production       
Adriana Piasek-Wanski


EFFETS SPECIAUX NUMERIQUE           
Superviseur des effets spéciaux           
Marc Umé

Superviseur de l'animation               
Serge Umé

Animation et effets                   
Iwan Peter Scheer

Infographie 3D - Compositing           
Eric Dupont

Assistants                       
Céline Legrand
Vincent Adam

   
REMERCIEMENTS
Suzanne Wauters, Delphine Clairet, Robert et Nicole Wauquaire, Het Sloterparkbad /Optisport Amsterdam B.V., Hôpital d’Ottignies, Centre sportif Cardinal Mercier de Braine-L’Alleud, Commune de Pont à Celles, Service de la Culture de la Commune de St Gilles, Monsieur et Madame Denuit, la Province du Hainaut (BATCH) et en particulier Monsieur Marc Bossaerts, la société Europcar et en particulier Monsieur Yves Fenix, Mme Viviane Desmet et le Musée de Zoologie et d’Anthropologie de l’ULB, Mr Bodson et l’Académie Royale des Beaux-Arts de la Ville de Bruxelles, Christian Marti, Sandrine Collard, Christine Decelle, Daniel Denis, Elisabeth Tanner - Artmédia (agent Cécile de France), Erna Baumbauer (agent Ulrich Tukur), Chantal Beinex, Famille Piessevaux, Mariu Malandrin, Christelle Mahy, Renaud Davy, Docteur Zygas, Sue Evans, Valentina, Jani Thiltgès - Samsa Film, Jean-Luc Ormières et Isabelle Filleul de Brohy - OF2B, Monique McCaroll, Lionel Lê, Louis Héliot, Kit L.M Carson et Cynthia Hargrave, Thierry Dubois, Caroline Got, André Logie, Nathalie Lafontaine, Taxshelter.be - Hubert Gendebien, Fred Meert, Stéphane Vuillet.
Jean Michel Bastoul de la société AKHOA pour toutes les tenues de sport d'eau ARENA lors de la compétition, Véronique Hubert pour NIKE, spécialement pour Cécile de France, Never on Wednesday Communications (Benetton, Scapa of Scotland, Sisley).
Un remerciement special à Alea Jacta Postproduction.

Nous remercions pour leur soutien les sociétés:
Groupe Linçé
Magasin Duck
Pierre Dispa
Proximus
Modal Installation
Proximédia Belgium
EGC Vandekerckhove
Computerland

FOURNISSEURS
Éclairage, caméra & camions : B & L Lighting - Eyelight
Machinerie : Key Grip Systems
Matériel son : Daisybelle
Développement & télécinéma : Studio l’Équipe
Effets numériques : Digital Graphics
Laboratoire: Cineco / Haghefilm - Coordinateurs : Maarten de Graaf & Gerard de Haan
Post-synchro & bruitage : Dame Blanche
Mixage son : Poly Son
Équipement plongée : Tulp Fiction
Construction des automates : Beast Animation
Régie : Régie Albert
Location voitures : Europcar
Assurances : BCOH - Olivier Héger via www.circlesgroup.com
Banques : Dexia, OBC, Cofiloisirs
Secrétariat social : Groupe S
Pellicule : Fuji
Son : DTS


« Où est la main de l’homme sans tête » has been presented at the CineMart of the International Film Festival Rotterdam and the Berlinale Express
Avec la participation des ateliers d’écriture éQuinoxe-Beychevelles 2001
Avec le soutien de la Fondation Beaumarchais

Une production
La Parti Production, Liaison Cinématographique et Graniet Film
Coproduit par la RTBF (Télévision belge)

Avec l'aide du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique et des Télédistributeurs wallons

du Programme Media Développement de la communauté européenne

du Nederlands Fonds voor de Film

du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral de Belgique

et avec la participation de la Région Wallonne / Wallimage

Avec la participation de TPS STAR

En association avec 
COFINOVA 3
COFICUP- un fonds BACKUP FILMS

Et le soutien d’Inver Invest

Ringtone Proximus ‘Struggle for pleasure’ by Wim Mertens  © Usura With the courtesy of Usura music.

Ventes internationales: Wild Bunch

OÙ EST LA MAIN DE L’HOMME SANS TÊTE
Un film de Guillaume et Stéphane Malandrin

©2007 - LA PARTI PRODUCTION - LIAISON CINEMATOGRAPHIQUE - GRANIET FILM - RTBF (Télévision belge)

Visa d’exploitation n°116.200 - Dépôt légal 2007





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Festivals

Bayard d’Or de la Meilleure Comédienne (Cécile de France) et Bayard d’Or de la Meilleure Photographie (Nicolas Guicheteau) au Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique, 2007)

Sélection Fondation Equinoxe et Fondation Beaumarchais
Finaliste au Sundance / NHK International Filmmaker Award
Festival de Munich 2008
Festival du film francophone d’Angoulême 2008
Festival International du film d’Arras 2008

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Crédits

En coproduction avec Liaison Cinématographique , Graniet Film , RTBF - Télévision belge.
Producteurs Vincent Tavier, Guillaume Malandrin, Philippe Kauffmann.
Coproducteurs Patrick Quinet, Marc van Warmerdam.
Productrice associée Arlette Zylberberg.
Avec le soutien de Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique , de la région wallone/Wallimage , de Nederlands Fonds voor de Film , du Programme MEDIA de la Communauté Européenne , d' Inver Invest , de TaxShelter.be , de le Pôle Image de Liège , et le Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique , En association avec Cofinova 3 , Coficup - un fonds Backup Films , Avec la participation de TPS Star.
Distribution Un Soir... Un Grain asbl , Lumière ,
Ventes internationales Wild Bunch.
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Site internet

http://www.ouestlamain.com

 

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© Luca Etter, 2007
© La Parti Production, 2007
© La Parti Production, 2007
© La Parti Production, 2007
© Luca Etter, 2007