Un film de Vincent Patar, Stéphane Aubier. Avec Stéphane Aubier, Jeanne Balibar, Nicolas Buysse, Véronique Dumont.
Panique au village
Long - métrage de fiction - Couleur - Animation Stop Motion - 2009
Synopsis
Cow-Boy et Indien sont des professionnels de la catastrophe. Dès qu’ils ont un projet, le chaos sort de sa boîte. Cette fois, ils veulent souhaiter un joyeux anniversaire à Cheval.
Quel cadeau ? Un barbecue à faire soi-même !
Belle idée, sauf que la commande dérape, et que Cow-boy et Indien se font livrer un milliard de briques ! Ce n’est plus un anniversaire, c’est un tsunami ! La maison de Cheval disparaît sous les briques, écrasée.
Il faut la reconstruire ! Tu parles d’un anniversaire ! Surtout que des voleurs s’emparent des murs dès qu’ils sont bâtis !
Décidemment, Cheval ne pourra jamais profiter de ce jour spécial pour rejoindre la pouliche qu’il aime, Madame Longrée, et qui donne des leçons de piano au conservatoire d’à côté. Au lieu de cela, il devra affronter d’improbables créatures sous-marines, un ours en colère, trois scientifiques fous et une matriarche psychopathe.
Un voyage au centre de la terre, dans des steppes enneigées, dans un monde sous-marin, qui leur fera vivre une panique au village comme ils n’en ont encore jamais connue.
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Interview
Entretien avec Vincent Patar et Stéphane Aubier
Quel rôle joue chacun de vous dans vos créations à « quatre mains » ? Vincent Patar : C’est difficile à dire. Quand on a le nez dans notre travail, on n’a pas vraiment le recul nécessaire pour analyser clairement les choses. Nous sommes évidemment complémentaires. Quand Stéphane apporte beaucoup au scénario, j’interviens peut-être davantage devant la caméra, pour la mise en scène. C’est chaque fois en parlant beaucoup ensemble que l’on arrive à nourrir les projets, en jouant au ping-pong avec nos idées, en se renvoyant sans cesse la balle.
Dans Panique au village, les personnages, les objets ne sont pas tous à la même échelle ? C’est inhabituel pour un film… Stéphane Aubier : Deux raison à cela. D’abord parce que ça nous amusait ! Ensuite, parce que nous avions envie d’aboutir à un résultat aussi spontané que possible, sans vouloir absolument tenir compte des proportions. Par exemple, quand les personnages entrent dans la maison, celle-ci paraît minuscule, mais quand ils sont à l’intérieur, elle paraît démesurée. On aime bien que les personnages soient de taille différente, on trouve cela plus intéressant que de devoir tout respecter à la lettre et vouloir à tout prix reproduire la réalité.
Il y a comme une volonté de ne pas faire trop « léché », trop fluide ? S.A. : En ce qui concerne la série, c’est aussi par manque de temps ; il fallait foncer. Mais oui, ça fait partie du côté brut qu’on aime bien. Même si pour le long métrage, nous avons travaillé l’image avec plus d’attention. V.P. : Pour réussir le passage sur le grand écran, nous devions affiner la qualité de notre travail, en apportant aux lumières un soin particulier. Cela dit, on garde toute la spontanéité dans l’animation et dans la façon de raconter. Il fallait que ça ait l’air naturel, sans que l’on sente le côté laborieux, le travail méticuleux que nécessite le cinéma d’animation.
Vous pratiquez un humour proche de l’absurde, très « nonsense », un peu « british », non ? S.A. : Dernièrement, j’ai découvert la première création des Monty Python, la série télévisée Flying circus. Ils étaient incroyablement novateurs, ils trouvaient des idées toutes simples mais géniales, j’aime énormément ce feeling. Pour autant, nous n’avons jamais pensé à eux comme source d’inspiration. La série fut parfois comparée aux univers de Tati ou Buster Keaton. Mais nous revendiquons nos propres univers contenant leur propre justification, avec un rapport à la psychologie en totale rupture, personnel et étrange.
Alors, d’où vient-elle, votre inspiration ? V.P. : De tout ce qui nous entoure et nous amuse ! Ce qui se passe dans la rue, une photo vue dans un journal, etc… Ce sont les petits détails de la vie quotidienne qui nourrissent notre travail.
Vous avez utilisé au cours de votre carrière de différentes techniques d’animation : papier découpé, objets animés, pâte à modeler… L’une d’elles a-t-elle votre préférence ? S.A. : Celle de Panique au village correspond assez bien à ce que l’on a toujours cherché à faire. C’est-à-dire avoir une liberté maximum ave une technique simple et complète en même temps, puisqu’en privilégiant un décor pas trop compliqué, on parvient à développer un univers.
Quel a été pour vous l’enjeu artistique qui vous a incités à faire un long métrage ? V.P. : Arriver à raconter une histoire, à développer un récit plus long et plus construit qu’une suite de sketches. Puis, tout en conservant la technique d’animation de la série, qui est assez nerveuse, on voulait réussir à calmer le rythme… mais toujours en gardant des personnages rigides. Ce qui est un exercice assez complexe. S.A. : Nous souhaitions développer les différents univers évoqués dans les courts métrages, tout en prenant le temps de montrer les choses.
Quelle a été l’idée de départ du film Panique au village ? V.P. : L’histoire que nous avons choisie de développer, est inspirée des Voleurs de cartes. C’est l’épisode qui avait rencontré le plus grand succès en festival, auprès des critiques et du public. Les héros de Panique découvraient un monde parallèle au leur : l’Atlantide. S.A. : Cette coexistence de deux mondes diamétralement opposés et dont l’un ignore l’existence de l’autre, est génératrice d’énergie, du souffle nécessaire aux longs métrages. Embarquer nos personnages à la découverte de ce monde inconnu nous a tout de suite procuré le côté « aventure » dont nous avions besoin pour dépasser les scénarii de la série et trouver un nouveau souffle.
Comment vos personnages ont-ils vécu le passage du court (5 minutes) au long (1h15) ? S.A. : Pour réussir le passage d’un format à l’autre, il nous fallait impérativement développer la psychologie des personnages et les liens qui les unissent. Regarder pendant cinq minutes Indien ou Steven s’énerver sur Cow-boy, ce n’est pas la même chose que les accompagner pendant plus d’une heure ! Nous avons donc renforcé et précisé la relation qui lie les deux frères ennemis que sont Cow-boy et Indien, nous avons cherché à humaniser Cheval (à travers sa relation amoureuse avec Madame Longré) ou encore tenté d’expliquer les états d’âme de Janine et Gendarme… Nous espérons que « l’allongement » s’est bien passé…….. Le public nous le dira !
(Questions et réponses piochées ça et là…. Merci à tous ceux qui se reconnaîtront dans cette prose !)
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Générique
Vincent Patar
Réalisation
Stéphane Aubier
Vincent Patar
Scénario
Stéphane Aubier
Vincent Tavier
Guillaume Malandrin
Stéphane Aubier
Casting
Jeanne Balibar
Nicolas Buysse
Véronique Dumont
Bruce Ellison
Frédéric Jannin
Bouli Lanners
Vincent Patar
Benoît Poelvoorde
David Ricci
Ben Tesseur
Aide à la réalisation
Marianne Chazelas
Assistant réalisation
Dionysos
Musique originale
French Cowboy
Jan Vandenbussche
Image
Jean- Philippe Dugand
Storyboarder
Ben Tesseur
Responsable animation
Stéphane Aubier
Animation
Marion Charrier
Zoé Goetgheluck
Florence Henrard
Vincent Patar
Gilles Cuvelier
Décors
Jacky Lambert
Régie générale
Stacey Minkler-Roelants
Anne-Laure Guégan
Montage Image
Laurent Talbot
Infographie
Manu Talbot
Valène Leroy
Sound designer
Bertrand Boudaud
Bruitage
Fred Piet
Montage Son
Franco Piscopo
Mixage
Benoît Biral
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Crédits
Producteurs Vincent Tavier, Philippe Kauffmann. En coproduction avecMade in Productions , Melusine Productions, Beast Productions, Gebeka Films, Les Films du Grognon, RTBF - Télévision belge , Coproducteurs Stephan Roelants, Co-Producteurs Marc Bonny, Xavier Diskeuve, Eches Vincent, Pilar Torres Villodre, Arlette Zylberberg. Avec l'aide duCentre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique , du Vlaams Audiovisueel Fonds , du Fonds national de soutien à la production audiovisuelle du Grand Duché de Luxemb , du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral de Belgique , de la Région Wallonne/ Wallimage , du Programme MEDIA Développement de la Communauté Européenne , Avec la participation de Canal + , Canal + Horizons. Distribution Belgique Cinéart , Distribution France Gebeka Films. Ventes internationales Coproduction Office.