Un film de réalisé par Jérôme le Maire, sur une idée originale de Vincent Solheid Avec Vincent Solheid, Christian Henrard, Denis Burton, Emmanuel Lawa, Arnaud Libert, Renaud Quirin, Pierre Fontaine, Chen Chenut, Patrick Humblet, Vincent Marganne
Le Grand' Tour
Synopsis
Un week-end du mois d’août, une fanfare amateur emmenée par
son Président s'est donné rendez-vous sur la place d’un petit village
ardennais. Ils sont 10 hommes de la quarantaine, 10 amis. Ils ont décidé de se
rendre au «carnaval du monde» de Stavelot qui n’a lieu qu’une fois
tous les dix ans. Une belle occasion de sortir le drapeau en somme. Une marche
de 4 jours à travers bois, à la boussole, sac au dos et instruments en
bandoulière, en rang par trois derrière leur étendard.
Initialement, le projet de randonnée ne comportait qu'une
seule étape, mais l’ivresse est trop forte et trop belle et les 10 camarades
décident de la prolonger., parcourant des centaines de kilomètres et traversant
toutes les fêtes, des joyeuses et des plus glauques.
Néanmoins, au fil des semaines le groupe se disloque dans
cette interminable marche. Un climat différent s'installe, moins festif, plus
profond. Les excès font place à l'eau et au pain sec. L'insouciance à la
conscientisation.
Au début du printemps, ils ne sont plus que trois sur les
routes et le président, qui semble ailleurs, n’a visiblement pas l’intention de
s’arrêter…
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Note d'intention du réalisateur
Le Grand’Tour, Mon grand’Tour.
A quarante ans, on commence à comprendre certaines choses.
C’est du moins ce qu’on croit. C’est à la fois agréable et déstabilisant.
Comprendre… cela rend-il pour autant libre ?
Quarante ans, l’âge du Milieu. « Middle Age
Crisis » disent les anglo-saxons. La grande question de la quarantaine,
c’est celle de sa destinée. Peut-on encore la réécrire ou est-il déjà trop
tard ?
Quarante ans…
Ce sentiment d’avoir déjà bouclé un premier « tour de
piste », d’être à un tournant, je le partage avec les gars du Grand’Tour.
Il y a trois ans, Vincent Solheid m’a proposé de le filmer,
lui, et sa fanfare bidon : la « Prînten ». Fanfare d’amour et
d’amitié comme le dit fièrement sa bannière. Cette bande de Valeureux voulait
partir, sortir, dormir dans les bois, marcher à travers champs. Boire, chanter.
Peut-être rentrer, peut-être mourir mais avant tout se sentir vivant.
Alors, j’ai attrapé ma caméra et je les ai suivis sans me
poser de question.
Ce long-métrage est né de cette simple invitation et de ce
geste spontané pour déboucher sur un projet de vie fou, démesuré. Un road-movie
intérieur, un film organique ou plus simplement un Grand'Tour...
Je ne sais toujours pas si on est plus sage à quarante ans
mais je sais, par contre, qu’à quarante ans tout reste à faire.
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Interview
Rencontre avec Vincent Solheid et Jérôme le Maire
Bruxelles, le 10 décembre 2010
Vincent Solheid, « Le
Grand’Tour » est votre premier projet pour le cinéma. Comment vous est
venue l’idée de ce film ?
Vincent Solheid : Au début, je n’avais pas d’idée précise. Nous
sommes une bande d’amis. On se voyait souvent, on faisait beaucoup la fête
ensemble. Nous partions aussi dans les bois quelques jours, pour quitter un peu
la vie. Avec une partie de cette bande, nous avons formé la « Rwayal
Printen », cette fanfare bidon. On allait aux carnavals pour faire la
fête, en costumes rouges, avec nos instruments. Une forme commençait donc à
naître progressivement. Mais quand nous avons commencé à filmer, c’était
davantage pour nous, pour garder un souvenir, comme un film de famille. Jérôme le Maire : Il y a quand même un moment où tu es venu me
trouver en me disant : « Je voudrais faire un film sur une bande de
copains ». Vincent Solheid : Pendant trois ans, on a filmé dix fêtes de ces
gars-là. Mais nous n’avions pas vraiment d’intention particulière au début.
Nous, nous sommes issus du Carnaval de Malmedy, en Belgique. Et, à un moment
donné, deux potes sont venus me trouver en me disant : « On ferait
bien un truc au Carnaval du monde », qui a lieu une fois tous les dix ans
dans la ville voisine de Stavelot. On s’est dit qu’on filmerait bien cette petite
escapade. Le projet s’est construit comme ça, tout doucement. On n’avait rien à
ce moment-là : pas de dialogue, pas de scénario, pas de budget. Nous
voulions simplement laisser une trace pour nos enfants et pour nos femmes. Mais
très vite, par contre, les choses se sont embrayées quand j’ai rencontré
Jérôme. J’ai vraiment bien aimé son travail. Et nous avons eu envie de
travailler ensemble. Jérôme a pris très vite le relais. Et alors là, on s’est
senti dans autre chose, évidemment.
Et vous, Jérôme, comment avez-vous vécu cette
rencontre ?
Jérôme le Maire : Nous nous sommes rencontrés via Benjamine, la
femme de Vincent, qui est devenue la productrice du film. Tout de suite j’ai
vraiment bien aimé ce gars. J’ai été invité à une de ses performances. J’avais
trouvé ça génial et je m’étais amusé comme un fou. Et en les croisant dans la
rue, vers trois ou quatre heures du matin, quand eux rentraient, j’ai dit à
Vincent : « Si un jour tu veux faire un truc avec moi, n’hésite pas à
m’appeler, ça m’intéresse ! ». Et, très vite, un mois après, Vincent
m’a demandé de le filmer à Paris, déguisé en président de la fanfare
« Rwayal Printen ». Il vomissait des confettis devant le Panthéon,
c’était assez amusant. Nous avons passé un très bon week-end ensemble. Et de
nouveau, très rapidement, il m’a dit : « Jérôme, j’ai une idée,
j’aimerais faire long métrage sur une fanfare… ». Au départ, j’étais
moyennement chaud, parce que je ne savais pas de quoi il s’agissait. Par
contre, quand il m’a invité à un souper et que j’ai rencontré la bande en
question, j’ai dit immédiatement : « OK ! ». C’était un
casting d’enfer, une histoire très personnelle qui leur allait très bien. Voilà
comment ça a commencé !
« Le Grand’Tour »
oscille en permanence entre le documentaire et la fiction. Comment s’est
structuré le film ?
Vincent Solheid : On a progressé étape par étape. Dans la première
partie du film, nous faisons beaucoup la fête. On attendait ces fêtes et on y
allait avec la bande. On écrivait, mais très peu finalement. On partait seulement
en repérage avant, et c’est là que les choses se construisaient très bien entre
nous trois, Jérôme, Benjamine et moi.
Jérôme le Maire : On marchait ensemble et on se racontait des
histoires, des blagues, on imaginait ceci ou cela. Benjamine prenait tout en
note. Et après on emmenait les gars. Par rapport au tournage, ils avaient
seulement trois consignes : ne pas regarder la caméra, ne pas parler du
film, et, s’ils voulaient s’en aller en cours de tournage, ils devaient le
faire devant la caméra et trouver un prétexte. Mais personne n’est parti !
Ce sont les trois seules choses qu’ils devaient respecter. Au début, il n’y
avait quasi pas d’indications, mais on leur préparait seulement des péripéties,
des petits coups, comme par exemple le châtelain. Les gars n’étaient pas au
courant que ce type était, en fait, le père de Benjamine, qu’on avait déguisé…
Ils ne l’ont appris qu’en toute fin de soirée. On leur avait dit
seulement : « Si quelque chose vous surprend, laissez-vous faire,
avancez, mais avancez avec vos personnalités ».
Les personnages
jouent-ils leur propre rôle ?
Jérôme le Maire : Dans un premier temps, c’était beaucoup plus une
manière documentée de tourner. Je les laissais être eux-mêmes. En revanche, à
partir d’un certain moment, on a pris les choses en main, et on leur a
clairement inventé des histoires. Cela devient totalement de la fiction,
nourrie par une partie documentée. Par exemple, Pinard, dans le film, est
chauffeur de poids lourds, comme dans la vie. Mais, à un moment donné, il tombe
amoureux de Vincent. J’ai inventé cette idée d’homosexualité et je lui en ai
parlé. J’ai été mettre, sur sa personnalité propre, un « capuchon
fictionnel ». C’était très particulier. En tant que réalisateur, c’est la
première fois que je travaille comme ça. Et je ne connais pas beaucoup
d’expériences cinématographiques similaires. Pour tous, à un moment donné, il y
a eu une espèce de tournant, pas toujours facile à accepter. Avec chacun,
c’était de grandes discussions pour qu’ils se prêtent au jeu, et que ce soit
juste.
La seconde partie, plus
sérieuse, semble beaucoup plus construite. Comment s’est opérée la
transition ?
Jérôme le Maire : Dès le début, nous avions prévu qu’à partir d’un
moment ils arrêteraient la drogue et l’alcool, et qu’on passerait donc à une
ambiance nettement moins délurée, avec la bande qui se retrouve dans les bois
« au pain sec et à l’eau ». Nous voulions voir ce qui se passe, quand
il ne se passe rien ! A partir de ce moment-là, on a commencé à beaucoup
plus structurer la manière de tourner. Eux avaient déjà presque deux ans
d’expérience. Je pouvais leur faire rejouer une scène, voire leur faire dire
des répliques. Ils « jouaient » vraiment. Ils en étaient capables à
ce moment-là, et moi je les connaissais beaucoup mieux.
Vincent Solheid : La narration aborde aussi un sujet plus sérieux.
Il y a une évolution, clairement, mais on n’a pas changé radicalement. On n’a
pas tout écrit non plus !
Jérôme le Maire : Par hasard, j’ai changé de caméra à ce moment-là,
pour du matériel plus performant. Au départ, j’utilisais une caméra carrément
dégueulasse que je tenais à l’épaule enfermée dans un sachet plastique parce
qu’il pleuvait et que Vincent me dégueulait dessus… Je me suis mis alors à
travailler beaucoup plus sur le pied et, inévitablement, à découper. C’était
vraiment un challenge pour moi, en tant que réalisateur. Je me suis dit :
« Est-ce que cela va marcher d’évoluer autant dans la forme, dans un même
film ? ». On termine même le film par de la musique, avec un plan
fiction très cinématographique tourné à la grue. Et bien moi, je suis content
de voir que ça marche !
« Le Grand’Tour » se présente aussi comme
une forme de quête. Quelle a été votre attention avec ce film ?
Vincent Solheid : Sans jouer au mystique à tout prix, personnellement,
je me sens trop bien là-dedans : dans le silence, dans la marche qui dure,
et qui dure. Cela correspond à mes expériences et à mes aspirations. Le côté
excessif des fêtes m’a abîmé. Je tends à aller vers quelque chose de plus
calme. J’aime les bois, l’odeur du feu, le silence…
Jérôme le Maire : Vincent est venu me trouver avec son univers, et
son paquet d’intentions, dont il parle. J’ai essayé de comprendre ce qu’il
voulait dire. Bien sûr, ça rebondissait sur moi. On a le même âge, et j’aime beaucoup
la marche, la nature, l’alcool et le reste… Je me posais aussi des questions
par rapport à la quarantaine. Vincent me disait souvent : « On peut
le faire maintenant, mais pas dans dix ans, ce “Grand’Tour” ». A la
quarantaine, on est un peu à une croisée des chemins. On peut encore un peu
rêver, recommencer quelque chose. Vincent avait une sincère recherche de
lui-même, il était vraiment en questionnement. C’est ça l’histoire, clairement,
j’ai même l’impression, à certains moments, que Vincent et Benjamine étaient
venus me trouver pour faire une psychanalyse de Vincent. Au début, on s’est
retrouvé tous les deux dans les bois, avec la caméra, et je le filmais. Je
tentais de le mettre à table : « Vas-y, explique-moi, tu cherches le
silence, mais pourquoi tu habites dans le centre de Bruxelles ? Tu aimes
le pain sec et l’eau. Alors pourquoi vas-tu te bourrer la gueule dans les
soirées ? Parle-moi, je dois comprendre. Si je ne comprends pas ça, je ne
pourrai pas faire un bon film… ». J’ai essayé de trouver et de respecter
la justesse dans son intention.
Vincent Solheid : Je ne conscientise pas tout. En boutade, je
dirais : « Est-ce que vous imaginez tout ce qu’on a dû faire, emmener
ces gens-là partout pendant quatre ans, les réunions, le film, la production…
tout ça pour dire quoi ? Pour dire à mes parents que je me
droguais ! » [rire]. Et ma plus grande peur dans les jours à venir,
c’est de montrer le film à mes parents.
Quelles ont été vos
influences ?
Jérôme le Maire : Et est-ce que le film se rattache à un cinéma particulier ?
Jérôme le Maire : Je dirais que si le Dogma95 de Lars Von Tries
existait toujours, le film s’inscrirait parfaitement dedans. Sauf que je
devrais quand même, comme tous les réalisateurs qui y ont participé, envoyer
une petite lettre expliquant : « Oui, j’ai triché sur certains trucs
par rapport au Dogma ». Personnellement, je trouve le film proche des Idiots [de Lars Von Tries], même si la
comparaison peut sembler osée. Mais il y a quelque chose de cet ordre-là :
c’est un film « organique », extrêmement vivant. On dormait sous
tente, nous aussi. On marchait avec les gars, pendant quatre ou cinq jours,
sous la pluie ou en plein soleil.
Vincent Solheid : Pour moi, il y a quelque chose de très belge dans
le film. Si on veut être encore plus précis, il peut être même être rattaché
aux films de la Parti, à cette famille de producteurs belges qui fait un cinéma
alternatif qu’on ne voit pas ailleurs, avec des films comme C’est arrivé
près de chez vous,
Kill me please,
Aaltra, Panique
au village…
Jérôme le Maire : Ces films ont en commun d’être un peu atypiques.
Ce sont des projets qui arrivent de manière un peu bizarre sur les écrans, et
non pas en suivant le chemin traditionnel : écriture du scénario, montage
de la production, tournage et montage. Nous, quand on est venu les trouver,
cela faisait un an qu’on tournait…
Propos recueillis par Hubert Marécaille
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Générique
Réalisation Jérôme le Maire
CASTING “L’allemand” Ralf Schroeter
Le guide à Münster Lars
Propriétaire du camion de pompier Georges Briart
Barman café Ardennais Jean-Claude Brixhe
Femme barman Marie-Jeanne Brixhe
Les parents de Vincent Ewald Solheid et Eugenie Leloup
Le Professeur-châtelain Jean-Jacques De Cloedt
Les portiers de la boîte René Bar Pierre Santarossa Martin Tshienda
Le gérant du camping “Dallas” Adelin Cardon de Lichtbuer
Le caissier superette Cédric Poncelet
Le couple de la ferme Emile Hayebin et Françoise Bonne
Montage Matyas Veress
Assistants montage Linda Ibbari Manu Haas
Image Jérôme le Maire
Image seconde équipe Renaud Delmotte Geoffroy Vermeren
Renfort Image Juan Sepulchre Gilles Bissot
Grue Jean-Paul Sohet
Prise de son Olivier Philippart Gilles Laurent Thierry Delmotte Jean-Luc Fichefet Hélène Lamy Rousseau Denis Ruelle Gregory Lannoy Eric d’Agostino
Mixage Franco Piscopo
Montage son Julie Brenta
Etalonnage Gilles Bissot
1ère assistante réalisation Charline Branger
Assistants réalisation Emilie Lemaire Olivier Fraipont Marie Brumagne Eric Desjeux Arnoudt Vandanne
Décoratrice Benjamine De Cloedt
Photographe de plateau Vincent Marganne
Musique originale Pierre Kissling
Transcriptions Axel Zeiliger
Générique Sabine Dupont
Avec le soutien du Tax-Shelter du Gouvernement fédéral belge et des sociétés
Financial Roosevelt sa, représentée par M. Jean De Cloedt
G2Power sprl
Avec l'aide du
Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Merci à
Freddy Lodomé, Jean-Pierre Trinon, Monsieur Bodson, Eric Franssen, Hubert Marecaille, Patricia Bernaert, Geoffroy Cernaix, Annick d’Hooghe et Guy, Vincent Tavier et Philippe Kauffman, Eugenie et Ewald Solheid-Leloup, Jean-Jacques et Eliane De Cloedt, Madidy, La ville de Stavelot, Manu Servais, Olivier Servais, Lito, Michel Solheid, Anne Goldschmidt, Bruno Van den Bosch, Marinette De Cloedt, Jean De Cloedt, Betty Solheid, Dara et Costa Tombroff, Mohamed Rusi Hasani, le Brass band “L’écho des charmilles” de Xhoffraix, Charles et Sylvie Nelles, Gauthier De Potter, Julien Sigalas, Maison Jeanmoye, les entreprises Theyse à Angleur, Christian Thoulsin patron de la “Friterie de la place” à Angleur, Rosario Cochilovo, Eric Van Zuylen, Jean-Paul Van Zuylen, Monsieur Heuschen, Michèle Régibaux, André Lambiotte, Manu Bonmariage, Geoffroy Cernaix, monsieur Taelman, Pierre-Yves Mache! rot, Philippe Grand'Henry, Thibault Couquelet, Benoît Crespin, Camille Lehro, Laurence Delbar, Joëlle Graulich, Anne Noël, tous les membres de la Rwâyal Printen, Fabrice Henin chez “Horpi System”, Lolo Lipski et son manteau, Laure Dorchy, Damien Comeliau, Stéphane Xhrouët, l’équipe de 50° Nord, Eric Russon, Patrick Paulo, Catherine Clarinvale, Frédéric Dumont, Laurent Brandenbourger, Manu Rich, Axel Zeiliger, Stéphane Vuillet, Guillaume Malandrin, Laurent Le Groom, la famille Brooking, Anne-Laure Guégan, Martial Prévert, Laurent Van Lancker, Jean-Christophe le Maire, Emmanuel Mewissen, Yvan Lanotte, René Bar, Marc Gaudisseur, Pierre Santarossa, Nicolas Léonard, Martin Tshienda, le Groupe Circus, Gabriel Campart, Paul Méranger, Margot Fruitier, les étudiants de la 1ère bac réa de l'IAD, Sylvia Sepulchre, Lucette et Marilou le Maire, Jean-Pierre Fafchamps, André et Jeannine Thunus
Producteurs Philippe Kaufmann, Vincent Tavier, Benjamine De Cloedt, Jérôme le Maire, Vincent Solheid
Assistés de Ludovic Delbecq & Adriana Piasek-Wanski
Partenaires techniques FILMIK ALEA JACTA
Copyright 2011 – LA PARTI
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Festivals
Bright Future - International Film Festival Rotterdam 2011 ACID - Festival de Cannes 2011